CYCL'EAU TOULOUSE-OCCITANIE 2026
DU 25 AU 26 MARS 2026 - MEETT - PARC DES EXPOSITIONS ET CENTRE DE CONVENTIONS & CONGRÈS DE TOULOUSE MÉTROPOLE
27/02/2026
REINVENTER LA VILLE, L’EAU PLUVIALE COMME ATOUT
Conférence le 25 mars de 9h30 à 11h
Espace Conférence
Table ronde pilotée par :
Face aux intempéries de plus en plus fréquentes et intenses qui touchent notre pays, il est essentiel de repenser notre approche de la gestion des eaux pluviales. L’eau ne doit pas être considérée comme quelque chose à évacuer, mais comme un trésor précieux à préserver et à réintroduire dans notre environnement.
Dans cette conférence, nous mettrons en lumière les initiatives inspirantes mises en œuvre par les acteurs locaux qui ont su transformer cette vision en actions concrètes. Vous découvrirez des projets innovants de désimperméabilisation des sols, permettant ainsi de favoriser l’infiltration de l’eau et de limiter les risques d’inondation. Nous aborderons également l’importance de la consultation citoyenne pour sensibiliser et impliquer les habitants dans la gestion de leur environnement pour une ville à vivre.
Enfin, nous explorerons des solutions novatrices pour lutter contre la surchauffe urbaine, en intégrant les eaux pluviales dans une approche globale de durabilité. Rejoignez-nous pour un échange enrichissant sur les bonnes pratiques et les retours d’expérience qui font la différence. Ensemble, redonnons à l’eau sa place dans notre écosystème et construisons des villes plus résilientes.
Seront présents autour de la table :
Chloé MIGAYRON, Animatrice AQUARHESE, AQUA-VALLEY
Laurent RESCANIERES, Responsable cellule méthodes innovation, TOULOUSE METROPOLE
Célinie PINEL-DECLERCK, Responsable Cellule Accompagnement pluvial de l'espace public et innovation, TOULOUSE METROPOLE
Camille VIGNE, Chargée de mission Rénovation Urbaine, COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION DU GRAND ALBIGEOIS
Bénédicte KROL, Responsable du Service Développement et renouvelle urbain et Chef de rénovaiton urbaine, COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION DU GRAND ALBIGEOIS
Anthony ALONSO, Dirigeant, 2A STONE
Olivier LOPEZ, Chargé d'affaires, O2D ENVIRONNEMENT
27/02/2026
27/02/2026
CLIMAT ET EAU : MOBILISATION DES ACTEURS TERRITORIAUX
Conférence le 25 mars de 9h30 à 11h
Espace Conférence
Table ronde pilotée par :
Dans un contexte de dérégulation climatique, la ressource eau est de plus en plus inégalement répartie dans le temps – sécheresses plus sévères, étiages plus longs, épisodes pluvieux intenses – et dans l’espace par des différences de répartition des précipitations et des débits. C’est un constat qui est déjà visible sur notre territoire, notamment au travers des sécheresses de 2022 et 2025 et les modélisations climatiques montrent que cela devrait s’amplifier.
Les territoires s’organisent pour s’adapter à cette nouvelle réalité qu’est l’imprévisibilité. Nous proposons ici des regards croisés de différents acteurs du Sud-Ouest sur la gestion future de l’eau au travers de leur retour d’expérience.
Seront présents autour de la table :
Vincent MARQUET, Expert Recherche et Prospective, AGENCE DE L'EAU ADOUR GARONNE
Ludovic LHUISSIER, Directeur Sciences, Innovation et Méthodes, RIVES & EAUX DU SUD-OUEST
Mathieu Lestrade, Directeur Investissement, Ingénierie, International, RIVES & EAUX DU SUD-OUEST
Julien HENIQUE, Directeur du Cycle de l'Eau, TOULOUSE METROPOLE
Régis INGOUF, Responsable du Service Eau, Milieux aquatliques et Inondations, REGION OCCITANIE
Franck SOLACROUP, Directeur, ETABLISSEMENT PUBLIC GARONNE, GASCOGNE ET AFFLUENTS PYRENEENS
27/02/2026
06/01/2026
JEAN LAUNAY, PARRAIN DE L'EDITION DE TOULOUSE-OCCITANIE 2026
Jean LAUNAY, Président du Comité National de l'Eau, s’est prêté au jeu des questions-réponses avec CYCL’EAU !
Monsieur Launay, vous avez accepté d'être le parrain de notre prochaine édition du Salon CYCL'EAU qui se tiendra les 25 et 26 Mars au MEET de Toulouse, et nous vous en remercions. Quelle est pour vous l'importance de la venue d'un tel événement sur le territoire occitan ?
Tout d’abord, merci pour votre invitation à parrainer cette édition de Toulouse, l’eau est un sujet qui me préoccupe depuis longtemps et je pense que dans ce bassin d’Adour-Garonne, le sujet de l’eau est encore plus prégnant qu’ailleurs du fait de la pression du changement climatique et d’une eau qui est plus comptée qu’ailleurs pour le partage entre les différents usages. Ce réchauffement climatique qu’on vit de façon beaucoup plus consciente depuis 2023 avec les épisodes de canicule, impacte fortement toutes les activités et la rareté de la ressource est telle qu’il est important de prendre des mesures à l’horizon 2030 et 2050, dans ce bassin en particulier.
Vous présidez le Comité national de l'eau depuis plus de 10 ans. Comment ont évolué les débats autour des enjeux de la gestion de l'eau en France ces dernières années ?
Effectivement, cela fait exactement 13 ans que je préside le Comité national de l’eau ! Pour revenir sur l’impact du changement climatique sur la ressource en eau et son usage, il y a beaucoup plus de difficultés à partager l’eau entre les différents usages. Ça apparait de façon plus forte dans les débats de nos instances et le sujet de la gouvernance et de l’organisation de la responsabilité en matière de gestion de l’eau – qui fait quoi et qui paie quoi – prend de plus en plus d’importance.
Le Salon CYCL’EAU sera l’occasion d’en débattre à nouveau parce qu’il faut à chaque fois répéter quelques constantes : la loi de 1964 qui a fondé la loi sur l’eau et fondé nos réflexions collectives sur la gestion de l’eau, est anticipatrice de la décentralisation, de la déconcentration de la fiscalité écologique, de la démocratie participative. Et il faut rappeler que ce grand principe de gestion par bassin versant accompagne aussi des principes comme celui de « pollueur-payeur » et « l’eau paie l’eau ». Tout ça est toujours d’actualité et est complètement moderne.
Comment définiriez-vous une bonne gouvernance de l'eau ?
C’est un sujet complexe que celui de la gouvernance et je ne le dissocie jamais des sujets de financement. Cela renvoie à la question précédente sur le « qui fait quoi ? ». Il est important de savoir qui porte la responsabilité et dans quel domaine. D’abord, l’alimentation en eau potable, aujourd’hui, ce sont les communes qui ont cette compétence. Il est normal de se projeter dans un avenir où cette responsabilité soit plus partagée, plus solidaire de communes en communes, en fonction de l’endroit où l’eau se produit et se distribue.
Je plaide pour la création de syndicats mixtes de seconde génération qui assurent à la fois la production et la distribution de l’eau potable, quelque soit le mode de gestion, DSP ou régies. Le mode de gestion ne préjuge pas de l’organisation autour de groupements – établissements publics de coopération intercommunale ou de syndicats – qui doivent gérer l’eau. Il faut absolument trancher cette question de gouvernance dans un avenir proche parce que dans les instances de bassin où nous siégeons, on voit bien qu’il faut trouver le meilleur rapport coût efficacité entre l’action que l’on soutient et le bénéfice que l’on peut en tirer collectivement. Et là, de ce fait, on voit bien que l’échelon communal est dépassé.
Également, un grand sujet prégnant et éminemment politique se pose autour du prix de l'eau, et de son inévitable flambée des prix dans les années à venir. Quelle est votre position et les lignes que vous voyez se dessiner pour conserver l'accès de l'eau à tous ?
La question du prix de l’eau est importante parce qu’aujourd’hui, l’eau c’est la facture de nos concitoyens. 70% de la facture d’eau provient des consommateurs individuels et le reste des redevances sur les usagers économiques essentiellement. La responsabilité du coût des investissements qui sont faits sur l’eau en termes de gestion quantitative ou de gestion qualitative porte essentiellement sur le citoyen lambda. Il y a donc une question d’acceptabilité de l’impôt. C’est vraiment ce sujet qui est posé et qui amène à mettre en place progressivement d’autres redevances sur les industriels, sur les énergéticiens. Peut-être demain faudra-t-il en inventer sur la pharmacie, les produits cosmétiques etc. mais aussi sur les producteurs de PFAS. Demain on va chercher de plus en plus les produits qui mettent en cause la qualité de l’eau. Et plus on cherche, plus on trouve !
Il faudra, en fonction du degré de recherche sur toutes ces molécules, adapter notre tarification sur l’eau et trouver d’autres modes de financement. Le citoyen consommateur d’eau ne peut pas assumer tout seul ces coûts du mur d’investissement qui est devant nous : renouvellement des réseaux, interconnexion des réseaux – si on ne parle que de gestion quantitative – mais aussi l’amélioration de la qualité de la ressource en eau. De cette eau qui coule au robinet et qui, malgré tout, reste encore peu chère par rapport à tous les bénéfices qu’elle rapporte.
Pensez-vous, en ces temps incertains, que la guerre de l'eau aura-t-elle lieu ?
Au plan planétaire, la guerre de l’eau a déjà lieu. Il est clair que l’eau est une arme qui est utilisée largement dans les pays où les conflits armés existent déjà. Nous n’en sommes pas là dans notre pays même si les conflits d’usages que j’évoquais tout à l’heure sont plus exacerbés qu’ils ne l’étaient. Je pense qu’il faut nous donner les moyens, et les débats dans nos agences et nos comités de bassin sont là justement pour apaiser les tensions qui peuvent exister entre les différents usagers de l’eau. C’est par le débat qu’on doit permettre d’éviter la guerre de l’eau au sens métropolitain franco-français du terme. Sans être naïf, oui, les tensions sur les usages existent, elles sont différentes sur les territoires en fonction de la disponibilité de la ressource, en fonction des cultures ou des industries qui y sont pratiquées. L’observation sur les conditions pour éviter une guerre de l’eau nous montre qu’elles doivent se faire évidemment au plan local sur des territoires plus restreints. Et c’est bien sûr le dialogue qui permettra de les éviter.
Retrouvez Jean Launay lors de la plénière institutionnelle qui aura lieu le mercredi 25 mars, à 11h30
Espace conférences
06/01/2026